Dimanche 5 Septembre 2010
11:18
Jeunes Populaires du 92



Sondage
Selon vous, faut-il repousser l'âge légal du départ à la retraite ?



 








Sarkozy appelle à l'héritage du Général de Gaulle



Evénement aujourd'hui considéré comme un des plus marquants de l'histoire récente de la France, l'appel du 18 juin n'avait en fait touché qu'une audience très limitée, au moment où de nombreux Français étaient encore sur les routes de l'exode. Il a été lancé au lendemain d'un autre discours radiodiffusé dans lequel le maréchal Pétain, qui venait d'être appelé à la tête du gouvernement, avait « fait don » de sa personne à la France « pour atténuer son malheur » tout en appelant les Français à cesser le combat.

Premier président de la Ve République né après la guerre, Nicolas Sarkozy multiplie, depuis son arrivée à l'Elysée, les commémorations liées à la Résistance et les hommages au Général de Gaulle. En 2008, lors de l'inauguration de l'historial Charles-de-Gaulle aux Invalides puis en compagnie de la chancelière Angela Merkel à Colombey-les-deux-Eglises, lors de l'inauguration du mémorial Charles-de-Gaulle, il avait fait du gaullisme un pragmatisme : « Il n'y a pas de catéchisme du gaullisme. Mais il y a une leçon du gaullisme qui s'adresse encore à nous. Cette leçon est une leçon intellectuelle, celle de la raison plus forte que le sentiment, celle du pragmatisme plus fort que l'idéologie », avait déclaré le chef de l'État.



« Sans le 18 juin, il n'y aurait pas eu la France lavée du déshonneur »

Sarkozy appelle à l'héritage du Général de Gaulle
Le 18 juin 1940 à 18 heures, en direct de Londres, Charles de Gaulle et Winston Churchill s’adressaient tour à tour à leur peuple appelant à la poursuite du combat loin de toute résignation.

L’enregistrement a disparu et bien rares sont ceux qui l’ont entendu. Mais soixante-dix ans après, l’appel lancé par le général de Gaulle résonne toujours comme le texte fondateur de la résistance à l’occupation allemande.
Ce jour-là, la France est encore sous le coup de la défaite éclair face aux troupes d’Hitler. La veille, le maréchal Pétain a annoncé la reddition sur les ondes. Bien peu de Français sont à l’écoute de Radio Londres, où un général de 49 ans, quasi inconnu du grand public, invite soldats, ingénieurs et ouvriers à le rejoindre en Angleterre pour continuer la guerre. L’appel sera diffusé à trois reprises dans la soirée. « Quoi qu’il arrive la flamme de la Résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra jamais », assure de Gaulle, qui s’adressera de nouveau sur le même thème à ses compatriotes dans les jours suivants.

Au compte-gouttes, les volontaires entament le voyage vers Londres. Le 1er juillet, les Forces françaises libres voient le jour. Ils sont alors à peine 2.000 autour du général. Ils seront plus de 70 000 en 1943, après la fusion avec l’armée d’Afrique.

Le résistant Raymond Aubrac, invité à Londres, revient sur l'appel du 18 juin. "Je combattais dans les forêts des Vosges. Puis j'ai été fait prisonnier le 21. Donc je n'ai pas entendu l'appel et je n'en ai eu connaissance qu'après mon évasion, c'est-à-dire au mois d'août", "C'est un paradoxe, l'un des discours les plus importants de l'histoire a été l'un des moins entendus."

Des propos atténués sur Pétain dans le discours?
Les seules traces de ce discours sont les écrits du Général lui-même. Mais il y a une légère différence entre la version écrite par le Général, et celle prononcée, le 18 juin 1940. C'est du moins ce qu’affirme Jean-Louis Crémieux-Brilhac, compagnon de la Libération

Ce que le Général avait écrit:
« DES CHEFS, QUI DEPUIS DE LONGUES ANNÉES SONT À LA TÊTE DES ARMÉES FRANÇAISES, ONT FORMÉ UN GOUVERNEMENT. CE GOUVERNEMENT ALLÉGUANT DE LA DÉFAITE DE NOS ARMÉES S'EST MIS EN RAPPORT AVEC L'ENNEMI POUR CESSER LE COMBAT »

Ce qu'il a dit, selon ce qu'à noté la BBC:
« LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS A DEMANDÉ À L'ENNEMI A QUELLES CONDITIONS POURRAIT CESSER LE COMBAT. IL A DÉCLARÉ QUE SI CES CONDITIONS ÉTAIENT CONTRAIRES À L'HONNEUR, IL DEVAIT CONTINUER »

Selon Jean-Louis Crémieux-Brilhac, c'est Winston Churchill qui aurait demandé au général de Gaulle d'atténuer son discours envers Pétain.

Le 18 juin n’est pas encore une journée fériée comme le 14 juillet.
Pour autant, le dispositif mis en place est digne d’un jour de fête nationale. Pour ce 70ème anniversaire, l’hommage est inédit. Un Eurostar spécialement affrété et sérigraphié à l’effigie du général de Gaulle a emmené à Londres le président de la République. C’est la première fois qu’un chef d’Etat français se déplace dans la capitale britannique pour commémorer l’appel du 18 Juin.

Nicolas Sarkozy s’est tout d’abord rendu :
- au siège historique de la BBC, là où le général de Gaulle, futur chef de la France libre, déclarait sur les ondes que rien n'était perdu pour la France,
- puis au 4 Carlton Gardens, qui tenait lieu de quartier général de la France libre de 1940 à 1943,
- enfin au Royal Hospital de Chelsea, l'équivalent des Invalides à Paris, où il a été accueilli par le Premier ministre britannique David Cameron.

Le Président Sarkozy a décoré six anciens combattants français et britanniques et, au cours d'une allocution, a déclaré : « Permettez-moi de vous adresser le salut fraternel et la reconnaissance éternelle du peuple français qui se souvient de ce que vous avez accompli, vous les Britanniques, pour notre liberté et pour notre honneur ». « Sans le 18-Juin, il y aurait quand même eu des résistants. Mais il n'y aurait pas eu la France libre. Il n'y aurait pas eu le Conseil national de la Résistance. Il n'y aurait pas eu la France parmi les vainqueurs le jour de la capitulation allemande. Il n'y aurait pas eu la France lavée du déshonneur de la collaboration. »

Dans un dernier élan, les Britanniques sont mis à l’honneur : « Winston Churchill, ce vieux lion si acharné à détruire l'Allemagne hitlérienne, réclamera aussitôt que les armes se seront tues, la création des Etats-Unis d'Europe. Et le général de Gaulle dira à Adenauer : 'N'oublions rien du passé mais regardons ensemble vers l'avenir' », a dit M. Sarkozy, ajoutant : « ce passé nous oblige ».

David Cameron a mis en parallèle l'action pendant la guerre avec la mission accomplie aujourd'hui en Afghanistan. Il a salué la décision prise par Nicolas Sarkozy de réintégrer l'OTAN.

Pierre Mazeaud rappelle aussi le premier discours de Sarkozy, à Nice, en 1976. « Être gaulliste, c'est être révolutionnaire! », avait lancé le tout jeune orateur, en jetant un frisson dans la salle endormie.

Pour cet éminent juriste et Président de la Fondation de Gaulle, « Nicolas Sarkozy a retrouvé les grands piliers de la politique du Général », le premier d'entre eux est la construction européenne. « De Gaulle n'a jamais fait le choix de fermer les frontières. Il a fait le choix de l'Europe.»

Cette cérémonie a été également marquée par la lecture de l'appel du 18 juin par un élève du lycée Charles de Gaulle de Londres.

De retour à Paris, le chef de l'Etat a prévu de fleurir la statue de Churchill et de Gaulle sur les Champs-Élysées, en présence du fils du général, Philippe de Gaulle. La journée devait s'achever avec l'hommage traditionnel au Mont-Valérien, sans doute en présence de Jacques Chirac.

Au Plessis Robinson, l’Appel du Général a été célébré par la municipalité et le conseil général des Hauts-de-Seine en présence des élus, des Jeunes Populaires et des associations patriotiques de la Ville et du département.
Un hommage a été également rendu au Général Marcel Bigeard, combattant de la seconde guerre mondiale, des conflits d'Indochine et d'Algérie, son nom reste lié à la bataille de Dien Bien Phu. Secrétaire d'Etat à la Défense dans les années 1970 et député de Meurthe-et-Moselle, il s'éteint le jour du 70ème anniversaire de l'Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle.

A.N., Le Plessis Robinson, juin 2010

Vendredi 18 Juin 2010 - 03:18
Alex
Lu 231 fois


Nouveau commentaire :

Modération des réactions :
Outre les propos tombant sous le coup de la loi (messages racistes, diffamatoires...), la rédaction se réserve le droit de supprimer les contributions ne respectant pas la plus élémentaire politesse (insultes, obscénité...), ainsi que les propos hors sujet, incompréhensibles, les messages personnels. Nous vous rappelons que l'anonymat n'empêche pas votre identification.