Signé le 13 décembre 2007, ce Traité consacrait l’« aboutissement de dix années d’efforts pour réformer les institutions européennes... conçues pour une ‘petite Europe’ », en respectant « aussi bien les Etats qui avaient dit ‘oui’ que ceux qui avaient dit ‘non’ » (Présentation par Nicolas Sarkozy du Traité de Lisbonne, Dalloz 2008). En août 2008. RFI, 12 décembre 2008. L’objectif fut ainsi fixé, sous sa présidence, par le Parlement d’atteindre un seuil de 20% d’énergies renouvelables, de 20% d’efficacité énergétique et de réduire de 20% les émissions de CO2 d’ici à 2020 : « paquet » énergie-climat » qui en fait le projet le plus avancé au monde. Un sondage réalisé par BVA et publié dans les Echos le 16 décembre 2008 indique que 56% des français étaient satisfaits de l'action de leur président à l'échelle européenne. José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, acclamait une « présidence exceptionnelle » ; Marielle de Sanez, « une « présidence à la hauteur de ses enjeux » qui a amélioré l’image de l’Europe dans le monde. Même la Chancelière allemande, Angela Merkel, a admis que la "présidence Sarkozy était un vrai succès". Le bilan est positif, disait un journaliste, « cela ne sert à rien de tourner autour du pot et de chercher des critiques artificielles » (Laurent Jauffrin, de Libération). Il faut rappeler qu’au début de l’année 2009, la crise économique ne montrait aucun velléité de s’arrêter. Or c’était à La République tchèque que devait revenir la présidence, pays qui cumulait les signes propices à une certaine inquiétude : son président Vaclav Klaus est un eurosceptique notoire et ultranationaliste déclaré. Son Premier ministre, le libéral Mirek Topolanek, censé conduire la politique européenne, venait de subir une déroute aux élections régionales locales. Son gouvernement de centre-droit venait de survivre de justesse à une motion de censure déposée par l'opposition, sur sa présidence tchèque de l'Union européenne : une crise politique se fomentait. Le gouvernement tchèque n’avait pas réussi à ratifier le traité de Lisbonne ; enfin, les Tchèques ne font pas partie de l’Eurozone, pas plus que les Suédois qui leur succèderont à la tête de l’UE au 2e semestre 2009 (Figaro, 9 octobre 2008). Elmar Brok, ancien président de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen.