Mercredi 8 Septembre 2010
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Les bienfaits de la Présidence française





Les bienfaits de la Présidence française
A-t-on jamais vu Président du Conseil qui, avant même d’accéder à ses fonctions, ait réalisé en quelques jours ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait jamais réussi à espérer en six mois de présidence ? Nicolas Sarkozy y apportait, comme son trophée de victoire, le traité simplifié de Lisbonne, dont la signature quelques mois plus tôt par les 27 Etats membres mettait fin à une décennie d’enlisement institutionnel européen et au mécontentement d’une partie des citoyens européens . À peine assis sur son nouveau fauteuil , l’homme repartait contenir les ardeurs expansionnistes du nouvel empire russe et empêchait en quelques heures le bain de sang géorgien de souiller les frontières de l’Union : voici la puissance européenne qui réapparaissait sur l’échiquier mondial, à la place grandie d’un interlocuteur incontournable. En 24 heures, Nicolas Sarkozy obtînt l’unanimité sur des dossiers sensibles où l’accord paraissait inconcevable : il relança la lutte contre le réchauffement climatique ; établit un plan anti-récession de 200 milliards d’euros bien avant que la présidence américaine n’étudie le sien ; mis de l’élan à la réforme institutionnelle de l'Union, en obtenant que les Irlandais soient consultés par référendum en 2009. Réalisé sous les auspices d’un homme qui désire que le peuple français surmonte ses craintes nationales et que l’Europe bouscule le monde, parce qu’il a besoin d’elle, mais pourvu qu’elle « relève la tête », cet ouvrage a été salué par tous : le peuple français , les partenaires européens , la presse éclairée . Le succès fut si éclatant qu’ils furent légion, dans le cercle des technocrates, à vouloir, comme les sénateurs romains à l’empereur Auguste, lui offrir la couronne d’une présidence permanente . Ils avaient pris toute conscience des bienfaits de cette présidence, sans laquelle la situation aurait pu dégénérer : en témoigne les propos de ce fonctionnaire européen , qui se demande ce qui « se serait passé si l'on n'avait pas eu une grosse présidence durant la guerre russo-georgienne » et qui en conclue que « nous avons besoin d'un président de l'UE stable et permanent et certainement pas d'une présidence tournante » assumée par un dirigeant sans autorité. On le voit, toutes les critiques qui ont pu être adressées à la présidence française ne puisent leur raison d’être que dans l’auto satisfaction rhétorique, la désinformation et l’inexpérience de leurs auteurs. Jean-François Quievy

Signé le 13 décembre 2007, ce Traité consacrait l’« aboutissement de dix années d’efforts pour réformer les institutions européennes... conçues pour une ‘petite Europe’ », en respectant « aussi bien les Etats qui avaient dit ‘oui’ que ceux qui avaient dit ‘non’ » (Présentation par Nicolas Sarkozy du Traité de Lisbonne, Dalloz 2008). En août 2008. RFI, 12 décembre 2008. L’objectif fut ainsi fixé, sous sa présidence, par le Parlement d’atteindre un seuil de 20% d’énergies renouvelables, de 20% d’efficacité énergétique et de réduire de 20% les émissions de CO2 d’ici à 2020 : « paquet » énergie-climat » qui en fait le projet le plus avancé au monde. Un sondage réalisé par BVA et publié dans les Echos le 16 décembre 2008 indique que 56% des français étaient satisfaits de l'action de leur président à l'échelle européenne. José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, acclamait une « présidence exceptionnelle » ; Marielle de Sanez, « une « présidence à la hauteur de ses enjeux » qui a amélioré l’image de l’Europe dans le monde. Même la Chancelière allemande, Angela Merkel, a admis que la "présidence Sarkozy était un vrai succès". Le bilan est positif, disait un journaliste, « cela ne sert à rien de tourner autour du pot et de chercher des critiques artificielles » (Laurent Jauffrin, de Libération). Il faut rappeler qu’au début de l’année 2009, la crise économique ne montrait aucun velléité de s’arrêter. Or c’était à La République tchèque que devait revenir la présidence, pays qui cumulait les signes propices à une certaine inquiétude : son président Vaclav Klaus est un eurosceptique notoire et ultranationaliste déclaré. Son Premier ministre, le libéral Mirek Topolanek, censé conduire la politique européenne, venait de subir une déroute aux élections régionales locales. Son gouvernement de centre-droit venait de survivre de justesse à une motion de censure déposée par l'opposition, sur sa présidence tchèque de l'Union européenne : une crise politique se fomentait. Le gouvernement tchèque n’avait pas réussi à ratifier le traité de Lisbonne ; enfin, les Tchèques ne font pas partie de l’Eurozone, pas plus que les Suédois qui leur succèderont à la tête de l’UE au 2e semestre 2009 (Figaro, 9 octobre 2008). Elmar Brok, ancien président de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen.

Jeudi 21 Mai 2009 - 01:38
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